Vie de l'établissement

L’Ecole Vétérinaire nous a exceptionnellement ouvert ses portes!

Par CLAIRE GASCARD, publié le dimanche 12 mai 2024 15:23 - Mis à jour le lundi 13 mai 2024 19:35
Les 4e4 portant fièrement le tee-shirt de l'École Vétérinaire !
Mardi 23 avril, les 4e3 et les 4e4 sont allés visiter l’École vétérinaire de Toulouse, la plus ancienne des grandes écoles toulousaines. En effet, l’École a été créée au centre de Toulouse en 1825 puis déplacée en 1964 à Lardenne.

Pendant 2 h 30, nous avons parcouru l’immense parc qui abrite les nombreuses cliniques, effectué une visite du musée d’anatomie et, enfin assis dans un amphithéâtre, échangé avec un jeune enseignant-chercheur.

L’ENVT (Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse) est de loin la plus étendue des 5 écoles vétérinaires françaises.

Pour la découvrir tout

 

 

 

entière, il faudrait plusieurs jours.

 

Trois groupes d’élèves ont suivi leur guide en extérieur pour un aperçu global et instructif de tout ce que peut abriter ce campus de 54 hectares : une clinique des animaux de compagnie, une autre pour les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie), une clinique des ruminants, une clinique des équidés, une clinique de la faune sauvage (pour les oiseaux de proie, par exemple) et enfin, une clinique pour les animaux d’élevage avicoles (les volailles) et les porcins.

À ces infrastructures, il faut encore ajouter les cliniques ambulantes qui sillonnent la campagne, le service d’urgence, le centre équestre (où tout le monde peut s’inscrire !), les bâtiments dédiés aux cours théoriques (comme l’amphithéâtre) ou pratiques (les laboratoires, les salles de soin…), les bâtiments administratifs, les 253 logements étudiants, le restaurant, les bâtiments dédiés aux activités culturelles et sportives, le musée d’anatomie Paul Lucien Montané (un professeur toulousain de l’Ecole Vétérinaire qui a apporté beaucoup d’innovations, 1858-1916), la bibliothèque de 30 000 livres, avec 2900 livres anciens remarquables (du XVIe au XIXe siècle), sans oublier de nombreuses œuvres d’art sur tout le site, ce qui en fait un patrimoine inestimable.

Bref, nous n’avons pas découvert une école mais une ville, pour ne pas dire un monde !

 

Après ce riche panorama, nous avons fait une halte au Musée d’anatomie où nous attendait un professeur. Il nous a présenté des objets, des instruments et des os ou des squelettes bien étranges. Il a gentiment répondu à nos nombreuses questions.

Nous avons pu voir le cheval du Docteur Auzoux fabriqué en 1851. Il n’en existe que deux en France. Ce cheval en papier mâché est constitué de 127 pièces démontables sur le côté gauche, ce qui permet de voir les organes internes et la cavité abdominale quand on les a enlevées. Chaque muscle peut être isolé et chacun porte un petit papier collé précisant son nom.

Ce cheval extraordinaire fut une avancée majeure au XIXe s., époque où les chevaux étaient très importants en France pour les transports comme pour la vie agricole. En effet, les étudiants vétérinaires pouvaient apprendre l’anatomie du cheval, parfaitement respectée dans ce cheval en papier, sans avoir à utiliser des corps de chevaux pour les disséquer.

Quantité d’os venant de toutes sortes d’animaux sont classés et posés sur de grandes tables. Des squelettes entiers sont également exposés, celui d’un éléphanteau, par exemple ou encore celui…d’un humain. L’enseignant a répondu aux questions à ce sujet car certains d’entre nous ne savaient pas que l’on pouvait effectuer une démarche pour donner son corps à la science, corps qui sera utilisé pour l'enseignement ou la recherche, après la mort bien sûr !

Pour s’entraîner et apprendre à soigner sans faire mal, les étudiants utilisent aussi des animaux factices, chiens, porcs ou encore un cheval en silicone.

Même si beaucoup d’entre nous savaient que le chat et le cheval sont des animaux sensibles et craintifs, nous avons appris que l’animal le plus difficile à soigner par rapport à son anxiété est le lapin ! Si le stress est trop important, son système digestif se bloque totalement et il peut en mourir.

Une vitrine consacrée aux animaux malformés nous a intrigués. C’est impressionnant mais les explications données nous ont permis de comprendre l’intérêt capital de faire des recherches sur des malformations, comme celle de ces deux agneaux soudés au niveau du corps, par exemple.

De nos jours, de nombreuses recherches se poursuivent à l’ENVT pour éviter que des perturbateurs chimiques, des médicaments dangereux ou d’autres substances ne s’attaquent aux animaux et aux hommes. Ainsi, récemment, l’unité de recherche en toxicologie alimentaire (Toxalim) a observé que certains emballages alimentaires contiennent des perturbateurs endocriniens (c.-à-d. perturbent les hormones).

 

Pour terminer, nous sommes allés dans un amphithéâtre afin de voir une présentation détaillée des études vétérinaires puis d’écouter le professeur nous parler de tous les aspects du métier. Nous avons pu poser toutes les questions qui avaient mûri pendant la visite et la présentation.

Le vétérinaire doit avoir des compétences très larges, être diplomate avec les humains, réceptif avec les animaux qui ne peuvent pas parler et dont chaque espèce est à connaître, et tout cela sans compter ses efforts ni son temps. En outre, il doit faire de longues études sélectives : deux années de classes préparatoires, puis un concours très difficile qui débouche sur 5 ou 6 années en École Vétérinaire.

Cette visite nous a appris beaucoup de choses et a même éveillé quelques vocations.

 

Merci à l’ENVT pour son accueil exceptionnel, sa patience et les cadeaux offerts à tous les élèves !

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